lundi 5 février 2018

Sacha Erbel - L'emprise des sens


Quatrième de couverture : L'Emprise des sens est un thriller indispensable pour tous les amateurs du genre ! Lorsque Talia, en pleine désillusion sentimentale, s’envole pour des vacances de rêve à la Nouvelle-Orléans, elle est loin de s’imaginer que son destin l’y attend. Dès le lendemain, elle se retrouve mêlée à un crime, exécuté selon un rituel macabre et violent. Rites vaudous ou crimes en série, la frontière entre les deux semble floue pour Louis Lafontaine, policier chargé de l’enquête, lui-même confronté à des troubles obsessionnels. Avec sa coéquipière il est prêt à tout pour remonter à la source de l’horreur. Face à l'emprise du mal, Talia saura-t-elle affronter ses démons et le don terrifiant qui lui est révélé ? Le soutien d’Azaia, prêtresse excentrique et l’amour de Basile seront-ils suffisants pour l’y aider ? Dans la chaleur mordante de ce voyage en pays cajun, les esprits tourmentés se révèlent, les traumatismes refont surface et les peurs inavouables s'entrechoquent jusqu'à la révélation finale.

Notre histoire avec le livre : Après un premier partenariat avec les Editions L@ Liseuse, nous avons été recontactées pour découvrir "L'emprise des sens".


L'avis d'Elsa

Mes impressions : Suite à de nombreuses déceptions, Talia décide de partir en vacances, seule, à la Nouvelle Orléans. Mais à peine a-t-elle posé les pieds sur le territoire que des choses étranges vont se passer.

Liée malgré elle à une série de meurtres, Talia va se découvrir un étrange don, qu'elle va pouvoir exploiter à l'aide de Basile, médecin légiste, mais également de sa tante Azaia et Louis Lafontaine, lieutenant de police. Ensemble, l'équipe va tenter de trouver la personne à l'origine de ces atroces meurtres commis sur des hommes, mais également des femmes.

Cela faisait bien longtemps que je n'avais plu lu de thriller aussi fort, et pour cause : le dernier avait travaillé mon esprit durant de nombreux jours après l'avoir terminé.

Dans "L'emprise des sens", nous voyageons au coeur de la Nouvelle Orléans et du culte vaudou, que je ne soupçonnais pas si étendu. Talia, fragilisée par les hommes, a besoin de se recentrer et de se retrouver.

Pourtant, ses vacances ne vont pas être de tout repos ! Elle va établir, sans le vouloir, un lien avec un tueur en série. Nous apprendrons que ce dernier a vécu dans un climat d'extrême violence dès sa naissance, et même dès sa conception. Talia et lui vont se rapprocher sans se connaître.

Il m'est difficile de vous en dire plus sans trop en dire justement. Sacha Erbel a su me captiver par son histoire dépassant le rationnel. Si vous êtes très cartésien, je pense que vous pouvez passer votre tour. Cependant, si vous vous intéressez un minimum aux sciences parallèles, cette histoire pourrait vous plaire.

Talia est un personnage pour qui j'ai eu de l'empathie. Jusqu'ici malheureuse en amour, j'espérais qu'en venant à la Nouvelle Orléans, elle puisse se débarrasser de ses vieux démons, pour repartir à zéro.

Je remercie vivement les éditions L@ Liseuse pour ce partenariat, car j'ai pu découvrir un très bon thriller, que je n'aurai peut-être jamais eu l'occasion de lire en temps normal. Si vous recherchez le frisson, je vous conseille "L'emprise des sens" ! 

L'avis de Laetitia
(à venir)


Date de sortie : 14 novembre 2016
Editions La Liseuse - 246 pages
17.99 euros (broché) - 2.99 euros (ebook)
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jeudi 25 janvier 2018

La délicatesse du homard - Laure MANEL

Quatrième de couverture: François, directeur d’un centre équestre en Bretagne, découvre, lors d’une promenade à cheval sur la plage, une jeune femme inconsciente au pied d’un rocher. Plutôt que d’appeler les secours, il décide sans trop savoir pourquoi de la ramener chez lui pour la soigner. À son réveil, l’inconnue paraît en bonne santé, mais peu encline à parler. Elle déclare s’appeler Elsa mais refuse de répondre à tout autre question. Commence alors entre le célibataire endurci et cette âme à vif une étrange cohabitation, où chacun se dévoile peu à peu à l’autre sans pour autant totalement révéler les secrets qui le rongent. Et même si le duo en s’apprivoisant s’apaise, leur carapace peine à se fendre…

Qui est Elsa et quelle vie est-elle en train de fuir ?


Notre histoire avec le livre: Laetitia ayant entendu parler de ce roman par le biais d'une collègue, elle a proposé à l'auteure  de chroniquer son ouvrage et Laure Manel a gentiment accepté. Nous la remercions chaleureusement d'avoir accepté notre proposition! 


L'Avis de Laetitia

Une collègue avait parlé de cet ouvrage avec beaucoup d'enthousiasme. Ce roman venait d'être auto-édité, elle m'avait assuré avoir passer un bon moment de lecture. 
Aujourd'hui, ce roman est aux éditions Michel Lafon.

J'ai donc commencé avec entrain ma lecture et autant vous le dire de suite, je n'ai pas été du tout déçue par ma lecture, bien au contraire. J'ai passé un très chouette moment!

Nous rencontrons François, amoureux des chevaux, au point qu'il est directeur d'un centre équestre. François est un homme qui a été amoché par la vie. Tout comme Elsa, qu'il rencontre au détour d'une balade sur la plage. Leur rencontre est assez atypique puisque la jeune femme est inconsciente sur la plage au moment où François pose les yeux sur elle la première fois. Sans comprendre la raison de ce geste, François choisit de la recueillir plutôt que d'appeler les secours. 
Ils vont apprendre à se connaître, tout en mystère, lentement et nous allons assister à leur découverte et la naissance de leur relation par leurs deux voix, puisque les chapitres s'alternent entre la parole de François et celle d'Elsa. 

Nous en apprenons un peu plus sur leurs passés, douloureux et chargés d'épreuves. Avec pudeur et sensibilité, François et Elsa vont s'ouvrir l'un à l'autre et j'ai beaucoup aimé la façon dont Laure Manel nous entraîne vers ce qui sera leur lien, tout en crédibilité, logique et tendresse. 

Les pages se tournent sans lourdeur, les mots sont simples et les phrases épurées. 

Ce roman n'est pas un roman nostalgique mais plutôt un roman qui nous pousse à aller de l'avant, qui nous invite à surmonter nos peurs,  nos angoisses et à laisser ces bagages de vies trop lourd qui nous encombrent pour avancer. Nous avons tous droit à une seconde change et il est important d'ouvrir les yeux et son cœur pour la saisir. 

Ce livre est pour moi une très belle découverte: je remercie donc ma collègue Valérie de m'avoir parlé de cet ouvrage et je remercie surtout Laure Manel d'avoir si gentiment accepté, de nous faire parvenir son ouvrage. 

L'Avis d'Elsa

François est à la tête d'un centre équestre. Lors d'une ballade, il trouve une jeune femme inconsciente. Il la recueille chez elle le temps qu'elle aille mieux. Une relation particulière va s'instaurer entre eux. QUi est cette mystérieuse jeune femme dont il ne connaît rien ? Petit à petit, Elsa va se dévoiler et lui faire part des parties les plus sombres de son ancienne vie, qu'elle a volontairement quittée.

J'ai mis beaucoup de temps avant de me lancer dans "La délicatesse du Homard" car je sentais que ce roman allait provoquer en moi de multiples émotions. La couverture, que je trouve très belle, invite au voyage. 

L'histoire est également belle, tendre et émouvante. François et Elsa sont deux écorchés de la vie. Ils ont tous deux perdus des êtres chers, et ces pertes ont changé leurs projets. Elsa a d'ailleurs fui son passé qu'elle ne supportait plus.

Ce roman est écrit à deux vois et j'ai apprécié de pouvoir avoir le point de vue et le ressenti de chacun pour une même situation. Les deux personnages sont très attachants et j'ai espéré très fort une happy end durant ma lecture. 

Je n'ai pas vu défiler les 390 pages de ce livre, qui m'a apporté beaucoup de tendresse. Comme Laetitia, j'ai été ravie de découvrir la plume de Laure Manel, et la remercie pour la confiance accordée en nous adressant son premier roman.

mardi 17 octobre 2017

Une bouche sans personne - Gilles MARCHAND

Quatrième de couverture : Un comptable se réfugie la journée dans ses chiffres et la nuit dans un bar où il retrouve depuis dix ans les mêmes amis. Le visage protégé par une écharpe, on ne sait rien de son passé. Pourtant, un soir, il est obligé de se dévoiler. Tous découvrent qu'il a été défiguré. Par qui, par quoi? Il commence à raconter son histoire à ses amis et à quelques habitués présents ce soir-là. Il recommence le soir suivant. Et le soir d'après. Et encore. Chaque fois, les clients du café sont plus nombreux et écoutent son histoire comme s'ils assistaient à un véritable spectacle. Et, lui qui s'accrochait à ses habitudes pour mieux s'oublier, voit ses certitudes se fissurer et son quotidien se dérégler. Il jette un nouveau regard sur sa vie professionnelle et la vie de son immeuble qui semblent tout droit sortis de l'esprit fantasque de ce grand-père qui l'avait jusque-là si bien protégé du traumatisme de son enfance. 

Léger et aérien en apparence, ce roman déverrouille sans que l'on y prenne garde les portes de la mémoire. On y trouve les Beatles, la vie étroite d'un comptable enfermé dans son bureau, une jolie serveuse, un tunnel de sacs poubelle, des musiciens tziganes, une correspondance d'outre-tombe, un grand-père rêveur et des souvenirs que l'on chasse mais qui reviennent. Un livre sur l'amitié, sur l'histoire et ce que l'on décide d'en faire. Riche des échos de Vian, Gary ou Pérec, lorgnant vers le réalisme magique, le roman d'un homme qui se souvient et survit - et devient l'incarnation d'une nation qui survit aux traumatismes de l'Histoire.


Notre histoire avec le livre : En contact avec la Maison d'éditions Aux Forges de Vulcain, il nous a été proposé de découvrir ce roman. Nous remercions de tout cœur David pour sa confiance et sa gentillesse !

L'Avis de Laetitia


Mes impressions : L'histoire commence par cette phrase d'accroche: "J'ai un poème et une cicatrice". 

Cette histoire est celle d'un comptable dont la  particularité est d'avoir toujours une écharpe quel que soit le temps. Celle-ci cache en effet une douloureuse cicatrice...

Chaque jour, nous le suivons sur son lieu de travail: nous sommes en totale immersion dans l'entreprise dans laquelle il évolue, avec ses collègues et les histoires de la machine à café, les conflits de hiérarchie et les pots de départ. Le soir venu, notre narrateur dont le nom n'est jamais dévoilé, retrouve ses amis Sam et Thomas  dans un café sous le regard de Lisa, la patronne mais aussi leur amie qui assiste à leurs échanges et les alimentent parfois. 

Cette routine qui dure depuis de nombreuses années va se trouver chamboulée suite à un incident anodin: notre personnage renverse son café sur son écharpe. 

Sachant qu'il est temps pour lui de se dévoiler et de raconter le mystère du port quotidien de cette écharpe, notre narrateur va se dévoiler petit à petit à ses amis qui finalement ne se connaissent que très peu. D'histoires farfelues en événements dramatiques, nous découvrons d'abord la vie d'un grand-père, personnage fantasque et tendre. 

De nombreux passages m'ont fait pensé à "L'écume des jours" de Boris Vian ou à mon film préféré " Le fabuleux destin d'Amélie Poulain". Une certaine magie se dégage de ces passages. 

Si je me suis parfois demandée où l'auteur souhaitait m'emmener, je me suis aperçue que plus j'avançais dans ma lecture, plus je percevais la teneur émotionnelle qui allait arriver dans les dernières pages. Cela n'a pas raté. La fin de ce roman est pleine d'émotion et m'a bouleversé. 

Ce roman est une franche réussite et je suis ravie d'avoir pu le découvrir. 


L'avis d'Elsa

Mes impressions : Le narrateur est un homme dont nous ne connaissons pas le prénom. Comme s'il voulait effacer son identité, marquer sa grande discrétion. Comptable, il passe ses journées enfermé dans son bureau, sans contact, et le bas de son visage caché sous une écharpe, qu'il porte hiver comme été. Quel est son secret ? 

Las de cette vie monotone, il confie un soir des bribes de vie à ses amis Lisa, Sam et Thomas. Son histoire va susciter beaucoup d'intérêt, et va lui permettre de panser ses blessures, pour, peut-être, pouvoir commencer une nouvelle vie.

Gilles Marchand a réussi à me faire entrer immédiatement dans son histoire. Le côté décalé de la narration m'a intriguée. De cet homme, nous ne savons rien, si ce n'est qu'il cache une cicatrice sous son écharpe. De suite, j'ai eu envie de connaître l'origine de cette cicatrice. Mais l'auteur tient son lecteur en haleine jusqu'au dernier chapitre, revenant auparavant sur le passé du narrateur. 

A la fois poétique et psychologique, ce roman nostalgique est traité avec beaucoup d'humour. J'ai aimé faire la connaissance de cette bande d'amis écorchés par la vie, mais pourtant heureux de se retrouver chaque jour, et de profiter de l'instant présent, sans se préoccuper du reste.

J'ai aimé plonger dans les souvenirs du narrateur, qui évoque longuement Pierre Jean, son grand-père, avec qui il était très complice. De quoi nous faire réfléchir sur l'importance de la valeur familiale. 

La fin du roman m'a touchée, et je dois avouer que je ne m'y attendais vraiment pas. "Une bouche sans personne" est une agréable découverte et je remercie une nouvelle fois les éditions Aux Forges de Vulcain pour leur confiance.

mercredi 23 août 2017

Florence Clerfeuille - Le poids de la colère


Quatrième de couverture : Sait-on vraiment qui on est à dix-huit ans ?
Comme leurs mères avant elles, Isabelle, la rebelle, et Elena, l’enfant adoptée, sont amies depuis l’enfance. Étudiantes à Montpellier en 1986, elles apprennent l’autonomie. S’engagent pour les causes qui les font vibrer. Expriment leurs colères.
De leur côté, Jacqueline et Maryvonne sont toujours inséparables. Mais tellement différentes ! Jusque dans la façon d’accompagner leurs filles vers l’âge adulte.
Et puis il y a ce professeur qu’Isabelle remarque dès le premier cours… Comment va-t-il l’aider à se construire ?


Notre histoire avec le livre : Après avoir dévoré le premier tome "Le frisson de la liberté", Florence CLERFEUILLE nous a gentiment fait parvenir la suite de sa trilogie, avec ce deuxième tome, que nous avions hâte de découvrir. Nous la remercions très chaleureusement. 

L'avis d'Elsa

Mes impressions :  1986, dix-huit ans après mai 68, qui a tracé l'avenir de Jacqueline et Maryvonne, leurs filles, Isabelle et Elena, sont inséparables, tout comme leurs mères au même âge.

Jacqueline est à présent mariée et femme au foyer. Éteinte, elle a toujours eu beaucoup de mal à communiquer avec sa fille Isabelle, très vive et avec une colère constante en elle. Pourtant, les deux femmes ont bien plus de points communs qu'elles ne le pensent.

Maryvonne, quant à elle, élève seule ses deux enfants d'origine coréenne, qu'elle a adoptés. Contrairement à son amie, elle a toujours été très proche de sa fille Elena et de son fils Rafael. Entre eux, il n'y a jamais eu de secrets ... Ou presque, car Isabelle va faire une rencontre qui va plonger sa mère et son amie dix-huit ans en arrière, et faire resurgir un lourd passé.

C'est toujours un plaisir de retrouver Florence Clerfeuille et je la remercie de nous avoir fait une nouvelle fois confiance en nous adressant la suite de cette trilogie féminine et féministe.

J'avais aimé le premier tome, qui m'avait permis d'en savoir plus sur la condition de la femme dans les années 60. L'amitié de Jacqueline et Maryvonne a traversé les années sans prendre une ride, malgré leur évolution. 

La jeune fille rebelle qu'était Jacqueline a laissé place à une femme rangée et effacée. Épouse de militaire, elle ne quitte plus son foyer et reste dans l'ombre de son mari et de sa fille. Maryvonne a elle réussi à mener à bien ses projets. Institutrice à Montpellier, elle se fait muter dans sa ville natale, afin d'être plus proche de son amie et d'accueillir ses enfants dans un bon cadre de vie. Éternelle célibataire, elle ne souhaitait pas s'encombrer d'un homme. Sa vie est bien assez remplie entre son métier et son rôle de Maman.

Ici, nous assistons à la naissance de l'amitié entre Isabelle et Elena, leurs filles. A l'instar de leurs mères, les deux jeunes filles, inséparables, vont mener leurs propres combats. Elena va vite rejoindre SOS racisme, tandis qu'Isabelle va manifester contre le projet de loi Devaquet, ayant pour but de réformer le système universitaire français. Mais le véritable combat de cette dernière va plutôt se mener sur le plan personnel, par une découverte qui va changer sa vie.

Ce deuxième tome, dans la continuité du premier, est également axé sur la femme. Des sujets forts y sont traités, tel que l'avortement, illégal jusqu'en 1975. Ma préférence va pour ce volet, car je me suis beaucoup attachée à Isabelle et surtout à Elena. J'espère pouvoir les retrouver prochainement dans "Le choc de la haine", qui clôturera cette trilogie.

L'avis de Laetitia

Mes impressions : J'étais absolument ravie de retrouver Maryvonne et Jacqueline. Nous les avions laissé à l'aube de leurs vies de femmes et j'étais enchantée de connaître la suite!

Jacqueline s'est mariée avec Patrick, mariage arrangé par sa famille et a mit au monde une petite fille,  Isabelle.
La jeune femme rebelle, forte et indépendante, a laissé place à une épouse passive et à une mère dépassée par le potentiel de sa fille et ne sachant que faire pour créer un lien qu'elle juge inexistant, avec elle. Elle cache un lourd secret, qui au fil du temps, la pèse et met en péril sa relation avec sa fille. Son quotidien n'est donc plus aussi joyeux qu'il a pu l'être dans le passé et c'est avec effacement qu'elle traverse les jours.

Maryvonne, quant à elle, est institutrice, n'est pas mariée mais a deux enfants qu'elle a adoptés, Rafael et Elena, d'origine coréenne. Sa vie la comble et elle trouve beaucoup d'épanouissement de part un métier qu'elle adore et deux enfants raisonnables et tendres envers leur mère. Le lien qui unit ce petit trio est indéniable et particulièrement touchant. Maryvonne a donc réussi sa vie sur tous les plans et cela se ressent de par son équilibre, parfait.

Ici, nous allons continuer à suivre les aventures de Jacqueline et Maryvonne,  mais en filigrane: en effet, les deux personnages centraux de ce deuxième tome sont leurs filles, Elena et Isabelle, qui sont amies tout comme leurs mamans.

Les deux jeunes filles sont tout aussi attachantes que leurs mères et je suis ravie de les avoir rencontré!

Isabelle, empreinte d'une colère et d'une révolution intérieure, qu'elle n'explique pas,  se battra contre la loi visant à réformer l'université et ses pratiques. Elle verra aussi sa vie chavirer par l'arrivée d'un professeur de lettres dans sa vie. Bien plus qu'elle ne le pense d'ailleurs.
En lisant les passages la concernant et après avoir dévoré le premier tome, j'ai beaucoup aimé discerner les petites touches de caractère appartenant à l'un et l'autre de ses parents.
Au défilement des chapitres, nous sentons un apaisement la remplir de par les découvertes qu'elle fera. Isabelle est clairement mon personnage préféré de ce deuxième tome. J'ai aimé sa force de caractère, sa sensibilité cachée par une carapace et sa détermination.

Elena, quant à elle, raisonnée comme sa maman pouvait l'être dans sa jeunesse,  s'investira pour des causes comme l'avortement ou SOS Racisme. Toujours avec justesse et intelligence, nous retrouvons également beaucoup de similitude dans sa façon d'agir, avec sa maman.

Si Mai 68 semble loin dans la chronologie, cette période n'est pourtant pas si loin car plusieurs combats font également vivre les rues : une loi visant à régenter l'université est sur le point de passer l'avortement, illégal, est abordé par Simone Veil et SOS racisme prend place sur les vestes des jeunes avec le Pin's Touche pas à mon pote.

Florence CLERFEUILLE m'a, encore une fois, emporté sans aucune difficulté, à la dernière page de l'un de ses livres. Toujours aussi fan de son écriture, j'ai dévoré ce deuxième tome.
Hâte, maintenant, de découvrir le troisième tome, qui clôturera cette saga.

Je remercie de nouveau Florence CLERFEUILLE pour sa confiance, sa fidélité et sa gentillesse. 

Date de sortie : 6 janvier 2017
FADM - 318 pages
17 euros (broché) - 2.99 euros (ebook)

lundi 31 juillet 2017

Partir - Lucien RIGOLINI

Quatrième de couverture: Paul et Marielle sortent tout juste de l’adolescence lorsque leurs chemins se croisent à Nice, par une belle soirée d’été.

Ils sont en vacances, et rien a priori ne les destine à tomber l’un sur l’autre dans cette grande ville où ils n’ont aucun ami commun.

Et pourtant, dès le premier regard, ils savent : ils feront leur vie ensemble.

Trente ans après cette rencontre, Paul et Marielle sont mariés et s’aiment toujours autant, voire plus encore que du temps de leur jeunesse. Pas un instant, ils n’ont songé à se séparer. Mais alors, pourquoi Paul est-il si nostalgique ? Il s’apprête pourtant à réaliser son plus grand rêve depuis qu’il pratique le ski alpin : gravir le sommet du Mont Blanc, puis redescendre directement en skiant le long de sa face nord.

Et pourquoi Marielle vient-elle finalement à son tour à Chamonix, juste après que Paul a entamé son ascension ?
Au bout du compte, pour quelle raison inavouée Paul s'est-il lancé dans ce périple ? Quel rôle va jouer sa femme, et comment réagira-t-elle ?
« PARTIR », c’est l’histoire d’un amour profond et sincère entre deux individus, qui saura faire voyager le lecteur : Rome, Venise, et bien sûr Chamonix et le Mont Blanc.


Notre histoire avec le livre: Nous avons été contacté par l'auteur et nous le remercions chaleureusement pour cette proposition de lecture. 

L'Avis de Laetitia

Mes impressions: Paul est en pleine ascension du Mont Blanc. Alors qu'il touche son but du bout des doigts, il se retrouve empreint de nostalgie et pense à Marielle, son épouse. 
A travers ses pensées, nous vivons leur rencontre, les moments phares de leur couple, heureux ou non. 

L'originalité de ce roman est que nous avons le point de vue de chaque élément du couple: d'abord Paul, puis Marielle. 

A l'accoutumée, je trouve que ce concept apporte de la richesse à un roman, car nous avons les pensées de tous les personnages, notre connaissance de ceux-ci en devient plus approfondie et nous permet de nous attacher à eux. 

Malheureusement pour moi, pour " Partir", cela n'a pas été le cas: en effet, si la première partie enrichit notre connaissance sur le passé de Paul et sa personne, la seconde partie consacrée au point de vue de Marielle, n'a, à mon sens, rien apporté de nouveau. 

J'ai éprouvé de la difficulté à rentrer dans cette histoire: quelques longueurs sont venues entacher ma lecture. Les descriptions prennent beaucoup de place dans cette intrigue. 
Elles apportent toutefois un vrai + lors de la description des différents voyages du couple au cours de leurs vies. 

Si je n'ai pas eu de coup de coeur pour ce roman, j'ai toutefois apprécié l'écriture soutenue de l'auteur et sa volonté de nous faire voyager sur les sommets enneigés du Mont Blanc ( je n'ai jamais pratiqué le ski et ce roman m'a donné envie pour le coup!) et dans ces si jolies villes que semblent être Rome et Venise. 



L'avis d'Elsa

Mes impressions : Paul, accompagné de son guide, part dans les Alpes franco-italiennes pour escalader le Mont-Blanc. Cette ascension, il en rêvait. L'occasion pour lui également de réfléchir sur sa vie, et de penser à son âme soeur, Marielle.

Je ne peux malheureusement pas en dire plus car je n'ai pas été au bout de ma lecture. Le synopsis me plaisait bien, et j'ai apprécié pouvoir me rafraîchir dans les montagnes, alors que la canicule frappait à Paris. J'ai également apprécié me retrouver à Rome avec ces jeunes mariés. 

Cependant, le style trop soutenu de l'auteur m'a perdue. J'ai trouvé qu'il y avait trop de longueurs et ai été découragée par les dialogues, trop soutenus également. Je n'ai pas pu rentrer dans l'histoire, bien que Paul m'ait l'air d'être un homme gentil et fou amoureux de sa femme. 

"C'est toujours facile de dire à une femme qu'on est amoureux d'elle. Plus difficile de lui prouver par des actes concrets afin qu'elle ne puisse jamais en douter".

Mon voyage avec Paul et Marielle s'est arrêté en Italie, mais je remercie tout de même Lucien Rigolini de nous avoir proposé de découvrir son livre. 

Date de sortie : 25 septembre 2016
Librinova - 459 pages
21.90 euros (broché) - 3.99 euros (ebook)