jeudi 21 juillet 2016

Romain Puértolas - La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour Eiffel


Quatrième de couverture : « Chaque seconde qui passait était une seconde de vie perdue pour Zahera. Car la maladie progressait à pas d’ogre et l’hôpital, là-bas, n’avait pas les moyens techniques de s’en occuper. La petite fille ne devait donc son salut qu'à sa volonté de fer, et à l’espoir, maintenant, que sa maman vienne la chercher au plus vite. »
R. P.

Alors que la jeune et jolie factrice parisienne Providence Dupois s’apprête à partir en Afrique chercher la petite fille qu’elle aime le plus au monde, un volcan islandais se réveille, paralysant l’ensemble du trafic aérien européen. D’aéroport en monastère tibétain, commence alors pour elle le plus haletant et le plus prodigieux des voyages. L’amour donne des ailes. Êtes-vous prêt à vous envoler ?



L'avis d'Elsa

Mon histoire avec le livre : Ayant beaucoup aimé "L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea", j'étais curieuse de découvrir Romain Puértolas dans nouvel opus.

Mes impressions : Providence, facteur de métier, se prépare à rejoindre sa fille adoptive, Zahera, à Marrakech. Cette dernière, atteinte de mucoviscidose, est impatiente de découvrir la France, et de vivre avec sa Maman. Mais c'était sans compter le nuage de cendres qui allait bloquer tout le trafic aérien, et empêcher Providence d'effectuer son voyage.

L'amour d'une mère pouvant dépasser toutes les limites du possible, Providence, aidée de Maître Hué et de Léo Machin, va voler de ses propres ailes. Oui, voler, pour sauver la vie de sa fille, qui a avalé un grand nuage, un nuage qui prend de plus en plus de place dans son petit corps.

Il m'est difficile de résumer ce livre car se mêlent ici fiction et réalité. A l'instar de l'histoire du Fakir resté coincé dans une armoire Ikea, l'univers de Romain Puértolas est toujours aussi loufoque, et c'est ce qui me plait ! Malgré son imagination développée, un sujet beaucoup plus sensible et beaucoup plus profond est traité : la maladie. 

"A toujours être pressée, vous étiez dans l'erreur. Mais l'erreur est humaine. C'est pour cela qu'il existe des gommes au bout des crayons à papier. Le monde de dehors va trop vite, il n'a pas le temps de s'arrêter et de regarder les belles choses, de profiter des couchers de soleil et de l'amour qui inonde les yeux de tous ses enfants. Le monde est un bébé qui veut voler avant d'apprendre à marcher".

La tristesse de voir une enfant malade depuis sa naissance est balayée par la poésie qu'apporte Providence à sa vie. Entre ces deux personnages, l'alchimie a tout de suite fonctionné, et rien, pas même les catastrophes naturelles, ne pourront empêcher une maman d'aller chercher sa fille.

Sur ce fond touchant, ce conte décalé vous fera très certainement rire. 
Bien qu'ayant préféré l'histoire du Fakir, j'ai apprécié de pouvoir découvrir le nouveau roman de Romain Puértolas, frais et émouvant à la fois. 

Mention spéciale à la couverture que je trouve douce et attrayante, ainsi qu'au titre à rallonge qui a, une fois de plus, éveillé ma curiosité.

 " [ ... ] Il ne faut jamais se précipiter dans la vie. Il faut parfois savoir prendre son temps pour en gagner ... "

Date de sortie : 14 janvier 2015
Editions Le Dilettante - 256 pages
20.40 euros (broché) - 9.49 euros (ebook)
existe également en format poche : 7.10 euros

10 commentaires:

  1. J'aime beaucoup la couverture, il faut que je découvre cet auteur!

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    1. J'espère que son univers décalé te plaira ;)

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  2. Alors ça, ça m'intrigue beaucoup, merci beaucoup pour la découverte ma belle !

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  3. Les Livres en Folies21 juillet, 2016

    Je ne connais pas du tout mais il a l'air intéressant !

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    1. Il l'est. Je pense que l'auteur vaut le coup d'oeil ;)

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  4. Je ne sais pas pour ce livre, il me laisse sceptique. Je ne sais pas trop si j'aimerai :/

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    1. Je pense que ça passe ou ça casse, tout comme son précédent. Moi je suis bon public dans l'ensemble ;)

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  5. Je l'ai dans ma PAL depuis un petit moment maintenant, et tu me donnes envie de l'en sortir !

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    1. N'hésite pas, c'est pas mal pour l'été ;)

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